Décès Dédou GARCIA
LA SENIA, SAINT-JEAN
Marie-Hélène GARCIA, née VALDES, son épouse ;
Eric, Frédéric et Stéphane, ses fils et leurs compagnes ;
ses petits-enfants et son arrière-petit-fils,
parents et amis
ont la tristesse de vous faire part du décès de:
Monsieur
André GARCIA dit Dédou
Ancien combattant
survenu à l'âge de 86 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi
30 octobre 2021, à 9 heures, en l'église de Saint-Jean.
Le présent avis tient lieu de faire-part.
REMERCIEMENTS
Chers amis de la Senia
Au travers du site, nous avons pu voir tous vos messages d’amour, d’amitiés,de regrets et sincères condoléances pour Dédou.
Vous l’aimiez tous profondément, cousins, amis d’enfance, et les bon souvenirs sont encore dans vos têtes.
Il adorait vos retrouvailles et quel plaisir il prenait a partager avec vous tous, les chansons de votre jeunesse avec sa clarinette.
Nous sommes effondrés par son départ, mais en sa mémoire, nous allons être fort, et courageux et si fier de lui.
Il nous manque déjà énormément et restera dans notre coeur a jamais ….
Merci amis Senialais pour votre soutien dans ces moments très difficiles et vos sincères condoléances.
Marie Helene Garcia née Valdes, ses enfants, petits enfants et arrière petit fils
Décès José GUMIEL

RASSEMBLEMENT SENIALAIS 2021
PARC DUCUP PERPTGNAN 2021
JULIEN SANCHEZ & le TOUR DE FRANCE
A l'occasion du tour de France 2021,
Julien SANCHEZ
A confectionné ce magnifique vélo de course avec des matériaux de récupération.
Il orne l'entrée de la résidence de retraite du RONQUET à Sorgues
JULIEN et son Chef-d'œuvre
Julien félicité par Thierry notre maire
pour sa participation au décor à l'occasion du tour de France à Sorgues.
Décès Jeanine PERALES veuve PINA
Mireille SELVA nous fait part du décès de:
Madame Jeanine PERALES, Veuve PINA
Le 27 Juin 2021 dans sa 89ième Année
Les obsèques auront lieu le jeudi 1° Juillet à 10 heures en l'église
Saint François à PERPIGNAN
Décès Antoine YNESTA
J’ai l’immense peine de vous annoncer le décès de,
Antoine YNESTA
survenu le 13 Mai 2021 à l’âge de 88 ans.
Il nous laisse dans une immense tristesse mais je me console en pensant qu’il ne souffrira plus et qu’il repose maintenant en paix.
Son combat contre la maladie est un exemple pour nous tous et malgré son état de santé, il a su continuer à nous remplir de bonheur et de joie jusqu’au dernier instant.
Les obsèques auront lieu le 19 MAI 2021 à 15H30 à l'église Ste Marie Madeleine 13290 les milles et il reposera à jamais en paix au cimetière des Milles.
Marie Helene PASTOR
REMERCIEMENTS
Très touchés par les nombreuses marques de sympathie
et d'affection qui leur ont été témoignées
lors du décès de
Monsieur Antoine YNESTA.
Ses enfants, petits-enfants et toute sa famille,
remercient sincèrement toutes les personnes qui,
par leur présence, l'envoi de fleurs et l'envoi de cartes,
se sont associées à leur peine.
Décès Bernard STEYER
Bernard, Eric, Marc, Anne marie, Ses Enfants,
Ses Petits enfants, arrières petits enfants
Monique et Jean-Paul VOGLIMACCI / CASTAGNIER
Les membres de la famille,
Sont profondément attristés de vous informer que leur père, grand-père et beau-frère :
Bernard STEYER
Est décédé cette nuit, 4 Avril 2021, dans son sommeil. Ses funérailles auront lieu à DIJON.
Il allait avoir 90 ans le 17 Avril 2021.
Il a rejoint les étoiles et son épouse Huguette CASTAGNIER.
La cérémonie religieuse aura lieu en l'église de la Visitation de Chevigny-Saint-Sauveur le vendredi 9 avril à neuf heures trente. Bernard repose au centre funéraire de Dijon, 222 rue d'Auxonne.
Ni fleurs ni plaques
++++++++
POUR TOI NOTRE BEAU FRERE BERNARD
DECEDE CE JOUR 4 Avril 2021, TU RESTERA LA TOUJOURS AVEC NOUS
Tu es parti avec un sourire
Le destin l’a voulu ainsi
Tu as laissé un vide
Pour aller au paradis
Tu avais du courage
Tu avais de la fierté
Et te faisais toujours respecté
Maintenant que tu nous a quitté
On ne sait plus quoi pensé
On était toujours à tes cotés
Que dieu te fasse miséricorde et qu’il te garde près de lui
Que les portes du paradis te soient grandes ouvertes BERNARD notre beau frère
Nous ne te disons pas ADIEU mais au revoir
Nous savons que tu nous attendras aux portes du paradis
MONIQUE & JEAN PAUL
REMERCIEMENTS
MONIQUE, JEAN PAUL et la famille vous remercient très sincèrement et vous assurent de leur amitié et de leur reconnaissance.
C’est dans ces instants que l’on compte ses vrai(e)s ami(e)s.
Vos quelques mots nous ont grandement réconfortés.
Croyez en nos remerciements chaleureux.
Marie Rose MUNOZ - TORRES
COMMENT JOINDRE L’UTILE A L’AGREABLE
ou
COMMENT SE DISTRAIRE PENDANT LE CONFINEMENT
Tout le monde est d’accord, « y en a marre » ! Aucun bisou aux enfants, et petits-enfants, Pas de fêtes de famille, pas de restaurants, Pas de voyages, pas d’activités culturelles Enfin pas ! Pas ! Pas ! Pas ……………….
ET SURTOUT PAS DE RETOUVAILLES ENTRE SENIALAIS !
Pendant ces longues journées passées seule, accrochée à la télé et énervée par ces nouvelles et contre-nouvelles, mon cerveau se « ramollissait » et je n’avais envie de RIEN mais heureusement pour la cinéphile que je suis, j’ai pu regarder des films (Nexflix).
Un jour j’en ai suivi un, programmé en espagnol et j’ai compris que mon espagnol était toujours aussi « tchapouré » je comprenais, mais des mots totalement inconnus apparaissaient. « Et si j’essayais d’améliorer mon espagnol, en programmant TOUS les films en espagnol »
1an de confinement, 1an de progrès, et j’ai beaucoup amélioré mon vocabulaire
ADIEU a notre langage (pour n’en citer que quelques uns):
Nano (nain) = Enano
Chinera (étable à cochons) = Pocilga
Monesillos (enfants de chœur) = Monaguillos
Merguissos (jumeaux) = Méllizos
Chinos (cochons) = Chinos mais pour des Chinois de Chine
Tata Emilienne Moreno-Ruiz avait l’habitude de dire à sa fille Annie, mariée à un espagnol et vivant en Espagne depuis des années :
- Cojé mé el fileté de las commissiones au lieu de :Cojé mé la bolsa para recados
(Passe-moi le sac des courses). Annie lui répétait chaque fois sans la faire changer d’avis « Maman tu dis « passe-moi le steak (fileté) des comités ou des délégations (commisionnes) »
Je m’entends également demander ; Por favor un renseignamiento (por favor una information)
Merci les espagnoles de nous avoir quand même compris ! Par contre je n’ai jamais entendu « bourriguetta ou casquoletta » c’est à croire que ces mots là sont bien à nous !
Ah j’oubliais, au prochain confinement je me lance dans l’anglais. HIC !
Marie-Rose TORRES-MUNOZ
(Histoire sans prétention pour garder le contact entre amis)
Décès Christian PACARY
Christiane BELZUNCE PACARY
Les membres de la famille PACARY-BELZUNCE, ont la profonde douleur de vous faire part de la perte douloureuse qu'ils viennent d'éprouver en la personne de
Christian PACARY
Fils de Christiane BELZUNCE et Feu Daniel PACARY
décédé à LYON le 24 Mars 2021 dans sa 65ième année
Le 31 Mars 2021,cérémonie a 13h30 à l’église st Augustin à Lyon, et crémation au crématorium de Lyon à 15h30.
RECETTE de la ZARZUELA
Z A R Z U E L A
POUR 8 PERSONNES :
750 G DE MOULES
8 TRANCHES DE COLIN
8 TRANCHES DE BAUDROIE
500 G DE BLANC DE SEICHE
8 LANGOUSTINES
8 GAMBAS OU GROSSES CREVETTES
UN BEAU POIVRON DOUX
2 BOITES DE TOMATES AU JUS
1 GROS OIGNON
PERSIL, AIL, POIVRE ET SEL
SAFRAN
HUILE D’OLIVE
DANS L’HUILE FROIDE METTRE L’OIGNON RAPE, AIL, PERSIL, LE POIVRON COUPE ET LES SEICHES.
LAISSER MIJOTER DOUCEMENT PENDANT 20 MINUTES PUIS AJOUTEZ LES GAMBAS ET LES LANGOUSTINES. LAISSER MIJOTER UN MOMENT, FLAMBEZ AU COGNAC ET AJOUTEZ L’EAU DES MOULES.
LAISSER CUIRE 30 MUNUTES.
SALER LES TRANCHES DE POISSON, LES PASSER A LA FARINE ET LES FRIRE A LA POELE.
LES AJOUTER A LA FRITURE.
FAIRE CUIRE DOUCEMENT ET AJOUTEZ LES MOULES ET LE SAFRAN AVANT LA FIN DE LA CUISSON.
________________
POUR LES MOULES : LES FAIRE CUIRE SIMPLEMENT, LES OUVRIR LA VEILLE.
Recette de Danielle MUNOZ-ZAMORA
FERME BARTH/ BEL
Marie Jeanne GUIRADO
1962 L’ EXODE
C’était un petit matin limpide, parfumé et tiède, avec des chants d’oiseaux.
Un matin comme les autres, mais quand même pas banal, c’était le dernier matin.
Nous étions habillés avec les vêtements du dimanche, et devant la porte d’entrée, étaient posées depuis la veille, six valises.
Pas de nervosité, nous étions silencieux. Maman réunissait nos quelques bijoux dans son sac à main, avec les papiers et papa allait et venait dans la maison comme s’il cherchait le dernier petit « vestige » à caser dans une poche, pour un aller. . . sans retour.
Nous avions le temps. Notre voisin Monsieur Juan allait nous accompagner à l’aéroport puisqu’il y travaillait, et nous avions 2 heures d’avance. J’avais tellement conscience de l’importance du moment, que je n’arrivais pas à penser, je ne réalisais pas. Depuis la signature des accords d’Evian, trois mois avant, le projet de fuir se réalisait aujourd’hui et nous étions vivants.
Un dernier tour dans la maison, pour faire rentrer dans nos yeux tout le décor d’une vie et maman a fermé la porte. Nous avons traversé la cour jusqu’à la voiture de Monsieur Juan, et dans nos cœurs le bruit de chacun de nos pas résonnait comme un glas.
Quand la voiture a démarré, j’ai regardé l’Eglise, les merveilleux palmiers, les arbustes odorants, les fleurs multicolores de la place et j’ai inventorié chaque détail de la rue principale de La Sénia, village de mon enfance solaire. Et puis le véhicule prenant de la distance, je n’ai plus vu que le clocher de l’Eglise où nichaient aux quatre coins, des couples de cigognes, image éternelle de la douceur de vivre.
Et après ?. . . qu’est-ce que j’ai pensé pendant ces dix minutes de parcours? Je me surprends parfois à imaginer que mon esprit a dû distiller le « fixateur » qui a impressionné à jamais dans ma mémoire, les photos-souvenirs des derniers jours de cette tragédie.
Le trajet fut court, et lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport, j’ai été surprise par le spectacle d’une foule dense, silencieuse et désemparée. Grâce à Monsieur Juan, nous avons eu des numéros prioritaires, et il nous a conduits dans un immense hangar, lequel avait été vidé de ses avions, pour abriter des centaines de lits de camp, rangés comme les cases d’un gigantesque damier. Mes parents, mes sœurs et moi, chacun assis sur un lit, nos valises soigneusement placées dessous, nous faisions partie de cette foule effrayée, encore étonnée d’être arrivée jusque là. Nous tous, les sacrifiés de l’Histoire, avions conscience d’être victimes de la bêtise des puissants.
Et c’est dans ce hangar que nous sommes devenus les futurs envahisseurs de la Mère Patrie, indésirables dans son sein, mais nous ne le savions pas encore.
Après cette rupture totale du quotidien, l’abandon irréversible de ce qui fut nôtre, nous avons perdu notre identité, chaque famille n’était qu’un numéro d’attente sur une liste sans fin.
Des centaines, voire des milliers de gens campaient dans les hangars comme des automates, leurs enfants assis à côté d’eux, avec la même expression de gravité sur leur visage. En fond sonore, le ronflement des moteurs d’avions qui décollaient et atterrissaient sans répit, jour et nuit, dans un formidable ballet aérien entre les deux rives de la Méditerranée. Mais dans cette foule aux yeux vides, c’était le silence qui choquait le plus, parfois déchiré par le pleur d’un bébé ou le son du haut-parleur appelant les numéros dont c’était le tour d’embarquer. Aucune association humanitaire pour nous soutenir, peut-être n’existaient-elles pas encore, mais nous ne ressentions ni la faim ni la soif. Une seule idée fixe : partir, s’extraire de la Terre Natale tâchée par trop de sang.
Et ce fut le début de la longue attente. . . C’était le 17 juin 1962, au petit matin.
Pour commencer, j’ai inspecté les environs. Partout la même chappe de plomb sur l’ambiance, les mêmes regards vagues et des valises. . . des valises partout. . . des valises de riches, des valises de pauvres. . .
Sur les pistes de l’aéroport des avions pleins à craquer, d’autres qui revenaient à vide sans arrêter les moteurs pour repartir encore plus vite, en absorbant des processions de malheureux fantômes, en rangs bien serrés. De temps en temps, des silhouettes vêtues de blanc poussaient vers des avions sanitaires des brancards de blessés, de paraplégiques, de grands vieillards et de femmes enceintes sur le point d’accoucher. Dix neuf jours nous séparaient de la date fatidique de l’indépendance.
Et je revenais m’asseoir sur mon lit de camp, pour en faire le compte rendu à ma famille, qui de son côté s’occupait de chercher quelques nourritures.
A la fin de ce premier jour l’obscurité a envahi les hangars mais les moteurs ont tourné toute la nuit dans un va et vient incessant. Le deuxième jour ressemblait au premier avec la lassitude en plus. Puis vint la deuxième nuit avec inquiétude car notre numéro prioritaire était encore éloigné de ceux égrainés par le haut-parleur.
Enfin le troisième jour s’est levé, limpide, égal à tous les autres, le ciel était haut comme toujours en Oranie, d’un bleu presque sombre tant l’atmosphère était pure.
Enfin. . . les dernières heures. Et après ? J’allais avoir 15 ans, j’avais encore une vie devant moi et je me voyais comme le roseau de La Fontaine, je pliais mais je ne casserai pas.
Au loin la nature était superbe et elle le resterait après nous, flamboyante dans une éternité dont je serais absente.
Papa allait aux nouvelles et donnait les informations à maman qui analysait la situation.
Vers le milieu de la matinée vint le moment de quitter le hangar. Mes petites sœurs et moi tournions autour de nos parents comme des poussins autour de leur mère. Nous les suivions sans nous poser de questions, ils avançaient en nous remettant sans cesse toutes les trois devant eux, pour ne pas nous perdre. Ils étaient admirables de courage et d’énergie et se débrouillaient sans jamais se plaindre. Pendant cette guerre que nous avions, en partie, vécue dans le petit village de Clinchant, ils nous avaient protégées avec acharnement et avec des moyens dérisoires. Tous les deux tenaient cette force de leurs parents, immigrés andalous en terre française, avec tout ce que cela représentait de misères et de luttes.
Que pensaient-ils pendant que nous étions stationnés dans le groupe des partants ? à leur famille qui reposait là pour toujours, sans que personne ne viennent plus poser des roses sur leurs tombes ? à la chance d’avoir goûté la douceur du Paradis dans ce pays des merveilles ? Nous n’avons pas communiqué, peut-être pour ne pas s’ajouter la souffrance des autres.
Lorsque j’ai gravi les marches de la passerelle j’ai su que mes pieds ne fouleraient plus jamais le sol natal. Alors, avant d’entrer dans la carlingue, je me suis retournée, j’ai embrassé le paysage de toute la force de mes yeux et j’ai pris une inspiration, la dernière, que j’ai gardé un long moment dans ma poitrine. De toute cette épopée c’est l’instant qui restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ma mort, la dernière bouffée d’air.
J’ai pensé aussi à mes amis de Relizane, tués sur le chemin du lycée et qui, eux, ne partiraient pas puisqu’ils dormaient dans la terre d’Algérie. Alors moi qui était vivante, j’allais vivre pour eux, intensément, j’allais réussir ma vie tant de fois menacée.
Maintenant nous étions dans l’avion, ma sœur Eliane et moi assises à gauche et mes parents à droite, Elisabeth sur les genoux de papa. C’était l’instant précis de la rupture avec tout un passé qui allait rester marqué en nous au fer rouge. L’avion décollait, les visages étaient graves, le silence pesant quand disparut de notre vue la terre natale. Aujourd’hui 45 ans après, je m’étonne encore de notre attachement si charnel à cette terre.
Pendant le voyage, pas un mot. Ce silence me rappelait le recueillement des veillées mortuaires dans notre culture .
Et dans la moiteur de ce DC4, mes pensées vagabondaient. Je n’étais pas encore arrivée en France que mon esprit retournait à Oran. Qu’étaient devenus les mendiants qui faisaient le folklore sous les arcades, et les joueurs de bandonéons ou de guitares, les magiciens ou montreurs d’animaux savants dont les petits singes demandaient la pièce aux promeneurs ? En grande majorité ils étaient revenus estropiés des deux guerres françaises.
Après Oran c’était Mendès dans le djebel. Je revoyais la grande cour de notre maison d’alors que mon père avait louée pour notre long séjour, cette cour qui chaque jeudi soir devenait une remise pour les marchands des environs. Quelle richesse de sons, de couleurs et de parfums ! Cavaliers et chameliers faisaient reposer leur montures chargées de marchandises pour le souk du lendemain. Ces hommes d’une beauté sombre, mystérieuse, évoluaient au milieu de leurs bêtes avec majesté, vêtus comme à l’époque du Christ, et leur cape blanche ondulant à chaque mouvement leur donnait une allure royale.
Après Mendès, je sentais la fraicheur de l’aurore des jeudis de l’Ascension, lorsque toute l’Oranie montait en procession vers la Vierge de Santa Cruz. . . Mais. . . quoi ? déjà l’avion survolait Toulouse ? Mon esprit revenait brutalement à la réalité présente. Dans quelques minutes nous allions marcher sur le sol de la Mère Patrie qui se révèlera très tôt aussi étrangère à nous qu’une autre planète.
C’était le 19 juin 1962, trois mois jours pour jours après la signature des Accords d’Evian.
Les années qui ont suivi, à chaque 19 juin, nous avons entendu jusqu’à sa mort quinze ans plus tard, notre mère nous dire : Aujourd’hui ça fait *x années* que nous sommes arrivés en France.
Marie-Jeanne Guirado.
Perpignan le 15 octobre 2007.
. . . . . . . . . . . . .
*Je sais que la création est une grande roue qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un.
Nos destins ténébreux vont sous les lois immenses que rien ne déconcerte et que rien n’attendrit*
Victor Hugo.
Julien SANCHEZ
Le quotidien de notre ami Julien SANCHEZ
Décès René AZORIN
LA SENIA, ORAN, PERPIGNAN, TAILLADES 84
Ses enfants,
Mme Martine AZORIN,
Mme Laurence PASTOR,
M et Mme Philippe AZORIN;
Ses petits enfants et arrière petits enfants ;
Les familles MARTINEZ, JARASSE, CASTAGNIER, COUTELIER, GANDELLI,
Parents et alliés,
Ont la tristesse de faire part du décès de leur très regretté
Monsieur René AZORIN
Enlevé à leur affection à l'age de 94 ans
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 3 Février 2021, à 14 heures, en l'église St PAUL du Moulin à Vent à PERPIGNAN, suivi d'une crémation à Canet en Roussillon.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Roc-ECLERC à ELNE
La famille remercie par avance toutes les personnes qui, par leur présence et leur soutien, s'associeront à sa peine
LA-BAS ICI
LA-BAS ICI
Décès Fernand PAREJA
FRANCOIS QUESADA - 3
OBSESSION SENIALAISE
Depuis longtemps une idée plus que tenace trottait dans ma tête<< revoir mon village>>
Cette idée paraissait saugrenue à ma famille a mes amis tout comme un enfantillage
Un jour accompagné par quelques anciens de chez nous av ec de bien maigres bagages,
Sur un vieux rafiot poussif nous partîmes courageusement tout comme a un pèlerinage,
Avec une ferme résolution, bien déterminés revoir à nouveau notre cher et si beau village,
Car le revoir depuis longtemps cela me manquait, son soleil, ce beau ciel sans nuages,
Revoir ses sentiers et ses chemins et notre vieille fontaine objet de tous les cancanages,
Mais au fond de moi j’avais peur que tout me sois étranger et soit devenu d’un autre âge
Ce village nous l’avions avec bien d’autres Sénialais, un jour sans gloire, abandonnée,
A cause d’un grand échalas galonné qui avec de belles paroles nous avait tous embobinés,
Après avoir tout perdu, même son travail, sans logis sans argent complètement ruinés,
Les enfants sur le dos, une valise a la main, ensemble nous étions devenus des exilés,
Avec en nous l’espoir d’avoir la force de lutter, repartir dans la vie et tout recommencer
Courageux et travailleurs nous nous sommes trouvés comme un troupeau un peu éparpillés,
Mais nous étions tous de vrais soldats plein de noblesse dans ce village ou nous étions nés,
C’était un tout petit village blottit sous les ombrages et c’est vers lui qu’allait mes pensées,
Rien n’avait pu chasser de mon esprit malgré mon absence depuis de nombreuses années,
Sans le moindre combat sans déshonneur, nous venions retrouver son soleil et sa beauté,
Enfin arrivés a bon port, nous priment rapidement le chemin de notre bien cher village,
Hélas mes amis une grande surprise nous attendait, notre Eglise avait subit un outrage,
Notre cher et vieux clocher par une bande de mécréants enrubanné avait été décapité,
Le clocher qui sonnaient dans nos cœur n’évoqueraient plus désormais notre cher passé,
Qu’il était doux de l’écouter sonner les douze coups de minuit, l’heure où il fallait rentrer,
Hélas quand plus rien ne résonne et ces coups lancinants plus jamais je ne les entendrais
Car oh sacrilège des fanatiques et islamistes barbus en avait fait une affreuse mosquée,
Fermant les yeux il me semblait sentir encore, l’odeur de l’encens hautement parfumé,
Elle ne semblait plus avoir aucun âge avec ses vieilles pierres grises et ses vitraux brisés,
Un très vieux lierre commençait à tout tapisser et avec le temps avait la peinture effacée
Je revois ma jeunesse et ma première communion, dans notre Eglise qui a vu tant de mariés,
Nous étions les bienvenus avec tous ceux qui venaient chercher le pardon en toute liberté
Je me souviens des beaux dimanches, où l’on se pressait pour se recueillir et ensemble prier,
Mais que cela me semble loin tout ça et je crois au fond de moi que je n’ai fait que rêver,
Je croyais voir encore les saints en bois posés sur les murs avec beaucoup de majesté,
Cette chère et vieille Eglise que mon âme poétise, ces chacals auraient du la laisser en paix,
Mais elle restera toujours pour ceux qui le veulent la maison du bon dieu à tout jamais,
Malgré tous ses murs délabrés elle restera dans nos cœurs notre vieille église sans clocher
Et là toute seule comme un oiseau blessé, elle serait tombée en ruine avec notre passé,
Je revois encore tout l’amour qui brillait dans ses yeux, ou sur le porche elle m’a embrassé,
Laissant notre Eglise blessée a jamais je pris la route qui menait sur les lieux de mes amours,
Dans cette belle maison nous aurions voulu vivre ensemble jusqu'à la fin de nos vieux jours,
La vie était si belle, sur notre père moi pendu a son cou, mes frères assis sur ses genoux,
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid ou qu’il grêle mes amis vous l’auriez aimé comme nous,
C’était la maison du bonheur, nous y vivions heureux et nous l’aimions comme des fous,
Ses murs n’ont pas vieilli car elle se rit du temps elle regarde passer les trains chaque jour,
Mais quelques pas plus loin je me rends compte que je n’ai fait que rêver comme un fou,
Hélas mon esprit s’est reprit, la réalité m’envahi, elle était devenue fade pour toujours,
Hélas ma maison n’était plus qu’un amas de murs de parpaings construits avec congruence,
Cachant aux yeux des hommes le va-et- vient et le visage des femmes évitant la coexistence,
Formant des labyrinthes cachant les choses familières, aux yeux des mécréants la présence,
Des femmes musulmanes selon la tradition et pour les hommes une élémentaire déférence,
Ma chère maison elle qui avait gardé mes chers souvenirs et les anciennes présences,
N’était plus qu’un ramassis de baraques construites de bric et broc en dépit du bon sens,
Avec tous ces murs bariolés et sales, presque enfouis sous un énorme bosquet de ronce,
Ma maison ma chère maison celle où je vécu n’était plus que l’ombre de son ombre,
Celle qui avait contenu tant d’amour tant de joie qui avait sut faire battre mon cœur,
Ou n’existait que de la gloire des rires des larmes mais aussi des fêtes sans nombre,
De la voir dans cet état sans vie sans joie aujourd’hui me rends triste et sombre
Comme un vase antique rouillé et comme quelqu’un qui se meurt de trop de liqueur,
Quand mes yeux fatigués se portaient sur toutes ces cabanes crasseuses et enfumées,
Par quelle énorme bêtise me l’avait-on changée, elle si belle avec sa tonnelle ombragée,
Avec ses grappes de raisins nourries aux sarments de la treille couleur violette et parfumées
Je revois encore des choses qui me sont familières et semblent enlacer mon âme chagrinée
Elle a gardé en elle tous mes secrets tous mes souvenirs dans ses murs plus que délabrés,
Je les garde tout au fond de moi, la vie a passé, mais elle poura vivre encore une éternité,
Au jardin de mes souvenirs, j’ai vu mourir pour toujours ma maison et mon rêve enchanté,
J’aimais cette vielle maison devenue grise et sale sous les branches de ce vieux noisetier
Celle où les plus doux des rayons de soleil dorait le tout d’une façon grave et maussade,
Celle où les vitres telles des vitraux des églises flamboyait sur toute la belle façade,
La où tous les deux comme sur les cartes l’ange et le roi les deux mains entrelacées,
Nous mêlions nos regards, nos souffles nos mains entrelacées unissant nos pensées
Aujourd’hui on peut encore voir les rosiers branches contre branches tendrement enlacés
Je quittais ma maison assagi, raisonné, et je parti avec mes souffrances toute ma dignité,
Laissant la ma chère maison je pris le chemin du retour vers mon vieux et merveilleux village,
Lui qui il y a bien longtemps déja, a connu tous mes désirs et mes plus beaux marivaudages,
Arrivant au centre ville, devant ce grand boulevard qui n’était plus qu’un chemin de traverse,
Je crois bien que j’ai pleuré, en pensant à tous ces jeunes qui se sont aimé avec tendresse,
La grande Place le dimanche prenait des airs de fêtes, les amoureux s’aimaient avec ivresse,
Le beau kiosque a musique tout fleuri, où nous allions danser au son d’un bel orchestre,
Il ne reste plus qu’un minable jet d’eau, démuni du moindre liquide a l’allure grotesque,
Et le souvenir ardent des nos belles villageoises et en ce temps là régnait une insouciance,
Par notre jeunesse où garçons et filles se partageaient les joies en leur âme et confiance
Le souvenir de mes vingt ans sont comme des papillons qui nous emporte sur leurs ailles
Mais ils reviennent toujours ramenant notre passé égayer nos cœurs de tendres nouvelles,
Mes souvenirs sont restés dans cette belle Place, comme un rayon de soleil dans le cœur,
De même les baisers que jamais on oublie et que j’ai gardés comme un parfum de fleur,
Qui de nous n’a jamais dans ses rêves les plus fous, revu ces soirées merveilleuse de bonheur
Ou au bras d’une belle fille du village nous prenions des airs de bravache et de vainqueur,
Je suis le premier à revendiquer, dans la chaleur d’une nuit où j’ai cueilli la rose de ton cœur,
Cette place si belle qui a connu tant d’amour et de joie, le tout formant un cadre éblouissant
N’était plus comme une viande cuite a l’angle d’un vieux mur, qu’une sombre vielle masure,
Ou après un long séjour monotone exposée au aux ravages du temps arrivait au crépuscule,
Moi même je revois l’amour qui brillait au fond de tes yeux à l’instant ou tu m’as dit oui,
Souvient toi, chérie souvient toi, nous rêvions tous les deux heureux d’être unis pour la vie,
Pourquoi a-t-il fallu que l’on parte laissant ce village merveilleux que nos aïeux avaient battit,
C’était le temps des beaux espoirs que l’on faisait à deux de grands projets sur notre avenir,
Rien ne comptait a nos yeux que nos espoirs et l’amour nous guidaient vers tous nos désirs,
Où est-il ce temps béni où les cœurs heureux, aux rêves immenses de s’aimer toute une vie,
Ce soir là nous étions à la fête quand mon regard fut attiré par une jeune fille très distinguée
J’étais devenu tout bête je ne saurais dire pourquoi par ce visage radieux j’en fus charmé,
La serrer dans mes bras je ne saurai quoi dire, ce fut mon désir tant mon cœur étais troublé,
Ce soir là elle m’a sourit, et ne sachant que sourire je restais là un peu bête comme pétrifié,
Aujourd’hui grâce à ces soirées dans mon village nous sommes unis pour la vie enfin mariés,
Quand jour après jour nos deux cœurs avec la bénédiction des dieux notre amour à grandit,
La où j’ai gardé mon cœur, j’ai cueilli la fleur de mai et plantée au jardin de mes souvenirs,
Je t’ai vu pleurer, de tes yeux tombaient des larmes de rosée, tu voyais notre amour mourir,
En quittant ce pays merveilleux où nous avons été si heureux, ce fut une déchirure de partir,
Mais en gardant au cœur et nos esprits cette idée fixe le grand espoir d’un jour revenir,
Au comble de notre grand désespoir nous nous sommes trouvés dans l’obligation de partir,
A cause d’hommes peu scrupuleux et avides de gloire funeste on aurait pu tous mourir,
Mais nous sommes tenaces en parlant de notre village et par pudeur on ne sait que l’écrire,
Et dire ou écrire ce que l’on pense de ce village il faut aller le voir la chose n’est pas triste
Avec un peu d’imagination et fermant les yeux vous verrez notre cher village avec le sourire,
Que dire des écoles, de la mairie et de tous les édifices publics,, il faudrait plusieurs pages,
Vous dire simplement que tout cela était a l’identique de l’état actuel de notre cher village.
Je garde le front serein car s’il fait bon vivre en Provence la plus belle des régions de France,
Je ne puis oublier mon pays son soleil sa mer bleu là où mes souvenirs resteront en évidence
J’emporte comme un talisman au fond de mon cœur, avant qu’il ne se fane comme une fleur
Tout ce que mes yeux ont pu voir et gardé au fond de moi pour ne pas gâcher mon bonheur,
D’avoir revu mon pays, mon village, ma maison et tous les paysages aux multiples couleurs,
J’emporterai comme un rayon de soleil dans mon cœur avec le souvenir à mes yeux éblouis,
Et quoi que l’on dise quoi que l’on fasse c’est dans mon cher village que je suis venu à la vie.
FIN DU VOYAGE
Mon voyage s’arrête car je sais que mes rêves mes désirs fous ne reviendront plus jamais,
Mais c’est le miroir de mon enfance, de ma jeunesse, de mes amours et mes tendres années,
Dans ce village antique, cette grande allée, se promenant sous les ficus si chastes et voilés
Que j’ai revu après tant de bonheur et que vous aimeriez si comme nous vous y étiez nés,
Partout je retrace mes pas comme une lumière au fond de la nuit qui éclairent mes pensées,
Je reviendrai j’en suis sur même si mon cher village ne restait que l’ombre de son ombre,
Si par inadvertance on le rendait pour toujours ce que je ne crois pas, triste et bien sombre,
Mais hélas avec ce que sont les hommes ce que nous croyons être et ce que nous sommes,
Qu’ils aient la richesse la beauté, les honneurs, ils font tous ce que rêvent les hommes,
Pêle-mêle a travers les sarcasmes et les huées ils seront emportés dans un oubli profond
Mais je me dis bien des fois a l’heure ou le vent et le voyageur cheminent tout en rêvant
Ou pareil comme jadis tous ensemble cet amour de village nous l’avons laissé
Mais si dieu me prête vie et un peu de chance seul ou accompagné bientôt je reviendrai.
François QUESADA
CAGNES sur MER le 28 Septembre 2010
VINS CORTES
FRANCOIS QUESADA - 2
A MA GRAND-MERE FRANCISCA,
QUE JE N’OUBLIERAIS JAMAIS
Avant-propos,
Contrairement à ce que racontent certaines personnes mal renseignées, j’ai gardé de ma
chère Grand- Mère un très merveilleux souvenir, dont je voudrai vous parler. Ayant
perdu notre mère lorsque j’avais dix ans, elle a su la remplacer avec courage et
abnégation, car nous étions, notre père, Sept enfants a la maison, sans la compter
elle-même et notre Cher Grand Papa, c’est la raison qui me pousse à vous
en parler amplement.
A MA GRAND- MERE ADOREE
Très chère Grand-Mère,
Chère Grand-Mère, je me souviens,
Lorsque j’étais encore un jeune enfant,
Et qu’avec mon frère et mes sœurs,
Tu nous as élevés très dignement,
Et quelques ai été tes ressources,
Sans murmures et sans boniments,
Il ne manquait jamais rien à la maison,
Tu avais pourvu tout cela évidemment,
Car tu as su nous guider dans la vie,
Autant que la vie te l’a permis,
Pour cela mon cœur te dit merci, mille fois merci,
Chère Grand-Mère, je me souviens,
Qu’avec Papa et sept petits-enfants,
Tu as fait de nous des gens biens,
Nous t’en remercions tendrement,
Car tu étais si belle avec ton foulard noir,
Que tu ne quittais que lorsqu’ arrivait le soir,
Pourtant un jour je fus surpris et heureux,
Tu avais ôté ton foulard devant moi,
Et j’ai pu apercevoir les plus beaux des cheveux,
Chère Grand-Mère, je me souviens,
J’étais ébahi de te voir décoiffée,
Avec de très longues tresses dénouées,
Elles retombaient à hauteur de tes hanches,
Les cheveux brillants et soyeux en abondance
En les lissant chaque jour en permanence,
Ce souvenir dans mon cœur est gravé,
Car je ne pouvais jamais deviner,
Que sous ce beau foulard très noir,
Tes cheveux brillaient ondulatoires,

Chère Grand-Mère je me souviens,
A la rentrée des classes nous étions excités,
Malgré mes espadrilles avec les bouts troués,
Un pantalon bien propre mais très rapiécé,
Une chemise sans col légèrement usée,
A force de les laver et de les frotter,
Avec l’eau de la fontaine qu’il fallait chercher,
Avec des sceaux lourds pour remplir les baquets,
Le premier servait pour le linge à savonner,
Le deuxième d’eau claire pour pouvoir rincer,
Chère Grand-Mère je me souviens,
Lorsque l’on revenait de l’école un peu fatigués,
Tu avais les mots qu’il fallait pour nous consoler,
Les devoirs de l’école tu nous les faisais réviser,
Tu nous donnais ensuite du pain rassis ou frais,
Des tartines au goûter, tu nous avais préparées,
Du pain garni de saindoux, jamais du pâté,
Nous savions que tu ne pouvais faire mieux,
Nous avions appris à nous contenter de peu,
Malgré ton âge j’ai su, le mérite que tu as eu,
A la mort de notre mère, nous élever tu as su,
Chère Grand-Mère je me souviens,
Malgré toutes ces chimères nous étions heureux,
La vie n’était pas facile, il y avait des plus malheureux,
Qui avaient juste de quoi vivre et souvent rien à manger,
Juste un quignon de pain, avec de l’huile nappé,
Ou frotté à la tomate, et un petit bout de petit salé,
On ne faisait pas de chichi, nous n’avions pas les moyens,
De nous payer autre chose, ou alors ne manger rien,
Et le soir c’était la soupe et le bon ragoût quotidien,
Chère Grand-Mère je me souviens
Qu’avec Pépé, quelques années auparavant,
Tu avais très bien élevé tes quatre grands enfants,
Qui plus tard dans la vie sont devenus nos parents,
Alors lorsqu’à mes oreilles, poussés par le vent,
Arrivent de paroles de gens qui non pas été présents,
Refusant de croire tout ce que tu as fait à ton âge,
Je leur tourne le dos avec mépris, je les laisse à leur bavardage,
Tout ce que tu as fait pour nous tu l’à fait avec courage,
Avec ma grande sœur Adeline pour t’aider à l’ouvrage.
Et à tous ceux qui n’y croient pas je leur dis sans outrage
Que ma Grand-Mère était une perle, la plus belle des Mamans,
Laissant hurler au vent, tous ceux qui dénient ton grand dévouement.
Chère Grand-Mère je me souviens,
Tout cela je ne pourrai jamais l’oublier,
Avec tes longs cheveux blancs dénoués,
A mes yeux tu m’as parue encore plus belle
Avec tes vêtements noirs et foulard en dentelle,
Jamais dans mon cœur tu ne m’as parue si belle,
Mais Il est autre chose que je ne peux pas oublier,
Tous les jeudis de la semaine papa avait son congé,
Il fallait que la table soit garnie pour pouvoir manger,
Ce n’était pas chose facile avec très peu pour cuisiner,
Le Pot-au-feu traditionnel, j’avais l’os à moelle à grignoter,
Chère Grand-Mère je me souviens
Aujourd’hui fête des mères comme pourrai-je t’oublier,
Tu as été pour nous plus qu’une mère, nous ne pouvons l’oublier,
Mais moi je n’oublie rien, car si mes souvenirs ne me trahissent pas,
A la naissance de mon petit frère né le 14 Octobre 1939,
Une de nos tantes sous le prétexte de t’aider à nous élever,
Sans ambages et sans gêne est venu chez nous s’installer,
Ce qui fait que nous étions seize à table pour manger,
Nous avions de la chance, notre Papa caco, avait un beau potager,
Il élevait des lapins, des volailles qui nous donnaient des œufs frais,
Seulement à la cuisine, personne ne venait pour t’aider,
Je dois en ce jour te dire en leurs noms, merci Grand-maman,
Je prie pour tous ceux qui ont profité pendant tout ce temps,
Qui à durer je m’en souviens bien, beaucoup plus de deux ans,
En de simples mots, tu as supporté tout cela avec abnégation,
Et rien que pour cela, tous te doivent de grands remerciements,
Je veux au nom de tous te dire que depuis, nous tous nous t’aimons,
Et un regret vit en moi de ne point pouvoir te le dire évidemment,
Je demande à Dieu au prés de qui ta place tu l’à mériter amplement,
De le faire pieusement à ma place, car je ne puis le faire autrement,
Et je te quitte aujourd’hui, avec joie et tristesse, à bientôt Grand-maman.
3 Juin 2O12, Fête des mères.
Tu méritais amplement les éloges posthumes, que je viens de raconter.
Ton petits fils, QUESADA François.

FRANCOIS QUESADA
LA SENIA,
MON VILLAGE, ETAIT LE PLUS BEAU
Mon village, La Sénia, était le plus beau,
Je me souviens encore des moments si proches,
Quand volait dans le jour nouveau,
A l’Eglise le son joyeux de ses cloches,
Car mon village était le plus beau,
Je me souviens aussi du bruit de l’enclume,
Du vieux forgeron et son chapeau,
Dont j’entends encore les échos,
Vibrant joyeux comme un manteau d’écume,
De jours comme de nuit sous le clair de lune,
Et la voix des feuilles des vieux faux poivriers,
Jamais, jamais je ne pourrai l’oublier,
J’ai tant de souvenirs dans ma tête engloutie,
Mes amours, mes amis, ces filles si jolies,
Dormant là, dans ma tête, occupant mon esprit,
Mais à cause d’un grand échalas maudit,
Qui à broyé pour toujours le restant de ma vie,
Ne me laissant a jamais dans ma tête,
Les plus beaux des souvenirs tous en fêtes,
J’ai du quitter mon village perdu a tout jamais,
Mes amours, mes emmerdes, que je ne reverrais jamais,
Mais mon village était le plus beau,
Je me souviens encore de ces filles si jolies,
D’un grand amour vécu sous les ormeaux,
Et qui restera dans mon cœur pour toute ma vie,
Mais a présent qu’à l’infini sonne le glas,
Cet amour est mort avec lui, fut-il volage ?
Et je reste là, si triste et bien las,
Avec le cœur pareil a mon vieux village,
Mais mon village était le plus beau,
Et seul dans la nuit comme un marteau,
Résonnent dans ma tête, les soupirs et les sanglots,
De tous mes amis et tous les tourtereaux
Rêvant de mon village, La Sénia, qui était le plus beau.
François QUESADA
Décès de Simone BERNAD
M. Lucien Bernad, son époux ;
Francis et Yves Piot, ses fils ;
Ses petits-enfants et arrière-petits-enfants
Ont la tristesse de faire part du décès de
Madame
Simone PIOT
épouse BERNAD
La cérémonie religieuse se déroulera le mercredi 6 janvier 2021, à 14 h 30, en l'église Saint-Louis, suivie de l'inhumation au cimetière de La Ritorte. 83400 HYERES
ROBERT NOGUERA
Bonjour à tous
Pour suivre nos traditions et pour se remonter le moral,
mon épouse et moi avons commencé à pétrir et cuire
les Mantécaos et gâteaux à la noix de coco et pour demain se sera les croquets aux amandes.
Heureusement il me reste encore un peut d'anisette
Nous ne seront pas nombreux mais cela va nous remonter le moral
aller bonnes fêtes à tous et toutes
MAÏTE et ROBERT NOGUERA
MARIE ROSE MUNOZ épouse TORRES
Quand J P a créé ce blog,
Pour moi c’était une super idée, merci Jean-Paul,
On allait rester en contact avec les amis de la Sénia,
On allait décrire notre nostalgie de là-bas certes,
Evoquer les moments inoubliables de notre enfance et adolescence,
mais on allait surtout connaître, comment chacun de nous, à continué de vivre,
Combien de force et de courage, il a fallu déployer pour s’adapter à cette nouvelle vie que
l’on n’avait pas choisi et démontrer ainsi à tous de quoi nous étions capables (peut être notre
ciment hispanique pour la plupart, et notre soleil de la bas a su créer une catégorie
d’hommes et de femmes «rares») je plaisante mais je suis fière de ce que je suis et de ce
que nous sommes tous devenus,
La France m’a apporté énormément de choses, et si je suis restée Pied-noir je suis bel et
bien Française, je l’ai prouvé en faisant du syndicalisme et de la politique pour plus de
justice et d’amitié entre les peuples.
Pourquoi dire tout cela maintenant après 58 ans en France, peut être le fait d’avoir eu 80 ans
en 2020 ce qui m’a contraint à faire défiler ma vie, elle fut par moments dramatique, et
cruelle, j’ai perdu 3 enfants sur 4, Dominique 13 ans née à La Sénia, Eric 45 ans, Joëlle 51
ans et Gaby, mon mari, parti lui aussi à 69 ans.
Je ne sais pas comment j’ai pu surmonter cela !!!
Je suis athée et j’ai souvent envié ceux et celles qui se réfugient dans la prière pour apaiser
leur douleur, moi j’ai eu ma famille et mes amis d’ici et de là-bas pour me réconforter dans
ces moments si douloureux et j’ai toujours pris plaisir à vous revoir chaque année au cours
de ces Week-end «Sénialais».
Les années passent vite, et ce blog est devenu seulement, à mon grand regret, un carnet de
deuils et de condoléances, faisons comme le dernier message de Robert Noguera,
alimentons le avec de la joie et du plaisir, (Robert tes mantécaos étaient super bons).
Alors les incontournables animateurs (J.Paul, Sylvain, Christian, et tous les autres) à vos
plumes, nous vous aiderons à poursuivre ce chemin sans fin jusqu’à La Sénia.
A TOUS LES SENIALAIS UNE BONNE ET MEILLEURE ANNEE 2021
Marie-Rose MUNOZ épouse TORRES
Décès Ghislaine LAZARO épouse GUMIEL
La Sénia, Lourmel
Monsieur Pierre LAZARO, son époux
Ses filles et petites filles
José, Lisange et Monique ses frère et soeurs
Et toute la famille,
Ont la douleur de vous faire part du décès de
Madame Ghislaine LAZARO née GUMIEL
survenu à l'âge de 74 ans le 23 Novembre 2020
REMERCIEMENTS
Mes chers amis(es),
Je tiens à vous remercier toutes et tous pour tous les messages de condoléances et de soutiens que vous m’avez adressés. C’est douloureux de se retrouver seul, si rapidement.
Bisous à toutes et tous.
Pierrot.
OPERATION TORCHE
Merci à Louis FOURNIER pour ces documents souvenirs
Eléments recueillis par Louis Fournier de Val-de-Virieu – Isère, auprès de Berthe, fiancée en 1940 de Pierre Sudan. Communiquée avec son aimable autorisation.
Pierre SUDAN, Pilote 8 novembre 1942
Berthe, habitait avec ses parents à Blandin, village en Isère, près de la famille Sudan. Elle se lia d’amitié avec leur fils, Pierre, ils tombèrent amoureux et se fiancèrent, Ils avaient vingt ans.
Pierre rêvait de devenir pilote d’aéronautique, il s’engagea dans l’Armée de l’air. Après sa formation de pilotage, il sera affecté dans l’escadron de chasse 1/7 à Salon-de-Provence, puis en 1941 en Syrie… Selon les clauses de l’Armistice de 1940, l’Armée de l’air dut être désarmée, et son matériel remis aux autorités allemandes. Des négociations permirent au gouvernement vichyste de conserver quelques forces aériennes en métropole, et plusieurs groupes pour défendre ses colonies, et également la Syrie et le Liban, ces derniers pays étant alors sous « mandat français ».
Entre Juin et Juillet 1941, afin de contrôler l’accès aux réserves de pétrole du Moyen-Orient, les Britanniques - aux côtés des Forces Françaises Libres de Gaulle - attaqueront les troupes de Vichy en Syrie demeurées fidèles à ce qui leur semblaient alors, le seul gouvernement national légitime. Ces évènements conduiront des Français à tirer sur des Français dans une lutte fratricide Les pertes furent lourdes, 4500 morts de part et d’autre. C’est au sein de l’aviation loyaliste, que Pierre Sudan, obtiendra la Croix de Guerre et une citation pour ses combats aériens. Après ces évènements, il reviendra en permission auprès de sa famille et de sa fiancée. C’est la dernière fois qu’ils se reverront. Pierre sera affecté au groupe de chasse 3/3 sur la base aérienne d’Oran la Sénia en Algérie, au sein de l’aviation de l’Etat français.
Le 8 novembre 1942, les troupes Alliées débarquèrent en Afrique du Nord, au cour de l’opération « Torch ». La prise de la ville d‘Alger se fit en une journée, il n’en fut pas de même pour le secteur de Oran, où la bataille fit rage. C’est durant ces évènements, que Pierre Sudan, sera abattu avec son appareil, un Dewoitine 520, par les avions américains. Sa famille ignorera le drame, les communications avec l’Algérie étant inexistantes, les avis de recherches formulées auprès de la Croix-rouge ne permirent pas d’avoir d’informations. Ce n’est qu’en Mai 1943 que la triste nouvelle parviendra à Berthe. La famille ne sera avisée officiellement du décès de leur fils qu’en Août 1943, et son corps sera restitué à ses parents le 27 février 1949.
Lettre envoyée par le maire de la commune de Valmy (Algérie) à sa fiancée Berthe, suite à sa demande de renseignement sur la disparition de son fiancé Pierre Sudan, pilote de guerre dans l’armée de l’air.
Mairie de Valmy
Mademoiselle,
J’ai assisté, ainsi qu’une grande partie de la population de Valmy, au combat livré par notre regretté aviateur contre plusieurs avions étrangers au-dessus même de notre village. Après un quart d’heure environ de combat, l’appareil de votre fiancé, en flammes descendait vers le sol et s’abattait à proximité du village. Toute la population se portait à son secours, mais malheureusement il était trop tard, le corps de notre aviateur se trouvait au milieu de son avion complètement brûlé. Les restes de votre fiancé furent d’abord recueillis avec soins dans un morceau de son parachute resté encore en état. Ils furent transportés, salle de la mairie où il fut aménagé une petite chapelle ardente et veillé par une grande partie des Valmyciens. L’inhumation eut lieu le lendemain dans l’après-midi en présence d’une délégation d’aviateurs de la Sénia et de tout Valmy. Ce sont aussi les amis de votre fiancé qui ont fait construire une jolie petite tombe au sergent-Chef Sudan qui repose en paix dans notre cimetière. La tombe est toujours entretenue par nos soins.
Joseph Mercadier, Maire de Valmy, Algérie le 26 décembre 1944
Eléments recueillis par Louis Fournier de Val-de-Virieu – Isère, auprès de Berthe, fiancée en 1940 de Pierre Sudan. Communiquée avec son aimable autorisation.
Copie lettre envoyée par le maire de la commune de Valmy (Algérie) à Berthe REZERR, suite à sa demande de renseignement sur la disparition de son fiancé Pierre SUDAN, pilote de guerre dans l’armée de l’air.
Mairie de Valmy
Valmy le 26 décembre 1944
Mademoiselle,
Je me fais un devoir de répondre à votre lettre demandant des renseignements sur la mort glorieuse de votre fiancé Monsieur SUDAN Pierre Eugène Auguste sergent aviateur au groupe de chasse 3/3 tué au combat aérien le 8 novembre 1942.
Je ne puis vous donner aucun renseignements sur la mission de votre fiancé, mais j’ai assisté moi-même, ainsi qu’une grande partie de la population de Valmy, au combat livré par notre regretté aviateur contre plusieurs avions étrangers au-dessus même de notre centre. Après un quart d’heure environ de combat, l’appareil de votre fiancé, en flammes descendait vers le sol et s’abattait à proximité du village.
Toute la population se portait à son secours, mais malheureusement il était trop tard, le corps calciné de notre aviateur se trouvait au milieu de son avion complètement brûlé. Quelques petits objets personnels détruits par le feu furent remis sur-le-champ à deux officiers aviateurs venus de La base de la Sénia quelques instants après.
Les restes de votre fiancé furent d’abord recueillis avec soins dans un morceau de son parachute resté encore en état.
Ils furent transportés, salle de la mairie où immédiatement il fut aménagé une petite chapelle ardente et veillé par une grande partie des Valmyciens.
L’inhumation eut lieu le lendemain dans l’après-midi en présence d’une délégation d’aviateurs de la Sénia et de tout Valmy.
Ce sont aussi les amis de votre fiancé qui ont fait construire une jolie petite tombe au sergent Sudan qui repose en paix dans notre cimetière
La tombe est toujours entretenue par nos soins
Le Maire
Mercadie
DEWOITINE 520 sur la base aéronavale de Tafaraoui près de Valmy
DEWOITINE 520 sur la base aéronavale de Tafaraoui près de Valmy
Dégustation d'un Méchoui
Photo Jean Marie ALCARAZ
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Salut JP
Très touché par le décès de Guy, je me permets de transmettre une photo de ma famille en compagnie
de la famille Barber ; de grands amis de mes parents. On aperçoit Guy à gauche en regardant la photo.
Si tu pouvais poster cette photo sur le site de La Sénia. Merci beaucoup
JM
Assise : au premier plan à gauche la sœur de ma mère, puis mon père, ma mère, mon frangin, André, moi , Mme Barber, ma frangine, leur fille ? et X, !!
Assise à droite, la mère de M Barber ? puis M Barber et mon grand-père paternel
Merci JP
Décès Guy BARBER
SALEILLES. LA SENIA
Mme Nathalie BARBER, sa nièce et son époux ;
M. Christian CARNEROS ;
M. Franck BARBER, son neveu ;
leurs enfants, Céline, Cédric et Laura ;
parents, amis et alliés
ont la tristesse de faire part du décès de
Monsieur
Guy BARBER
survenu à l'âge de 83 ans.
La cérémonie civile aura lieu le lundi 26 octobre 2020, à 15 heures, au vieux cimetière de Saleilles.
Le défunt repose à la chambre funéraire Palotis-Siuda à Elne où des registres de condoléances sont à votre disposition.
RASSEMBLEMENT DES SENIALAIS 2020
Bonjour SENIALAIS
Les 12 et 13 Septembre nous devions nous rassembler pour la 26 ième fois
COVID 19 en a décidé autrement, mais ce n'est que partie remise.
Comme d'habitude
SYLVAIN et JEAN PAUL
Avaient préparé 3 Diaporamas à projeter sur grand écran.
1- Mon Village du Sud
2-La Sénia de mes Amours
3-Retourner Là-Bas
Ci dessous les diaporamas
Nous serons ensemble par la pensée.
Avec toute mon AMITIE
JEAN PAUL
Mon village du SUD
La Sénia de nos Amours
Retourner là-Bas
Décès Jojo RAMOS
Votre affection et votre soutien ont été d'un grand réconfort pour moi et ma famille dans ces moments difficiles. Nous vous en remercions sincèrement.
Fernande Ramos.
Décès Jean Marie CARA
Eric, Patricia, Valerie ses enfants
Jacqueline et Robert ses soeur et frère
Les familles CARA et MARTIN
Ont la douleur de vous faire part du décès de
Jean Marie CARA
à l'age de 83 ans
Les obsèques auront lieu le Jeudi 13 Aout 2020 à 9h30
à l'église de BELLEGARDE ( 30 )
REMERCIEMENTS
Nous sommes profondément touchés par la sympathie et l'amitié que vous nous avez témoignée à la suite du décès de Papa.
Nous vous remercions sincèrement et vous présentons toute notre reconnaissance.
Papa se faisait toujours une joie de vous revoir lors des rassemblements des Sénialais.
Eric, Patricia et Valérie CARA
et toute la Famille.
Décès Pascal FERRER
Isabelle BROTONS nous informe du décès de notre ami
Pascal FERRER
à NICE le 30 Juillet 2020
Décès RUIZ Emile ( Mimilo)
Décès AGNES Maurice époux de Claudine GARCIA
André (Dédou ) GARCIA vous fait part du décès de son beau frère
LA SENIA,PERTUIS
Les familles AGNES, BOSSA, GARCIA et DE LA CROIX,
ont la douleur de vous faire part du décès de
M. Maurice AGNES
Ancien combattant
décédé le 7 mai 2020
à l'âge de 89ans.
La cérémonie religieuse aura lieu
mercredi 13 mai 2020,
à 10h30
en l'église de Pertuis, suivie
de l'inhumation au cimetière
de la commune.
Jean Michel GUIRADO
Ma mini-thèse sur fond de notre Pied-noiritude
Jean Michel GUIRADO Fils de notre ami Sénialais Michel GUIRADO
Agrandir et faire défiler avec la molette de la souris
Article paru dans la revue de Janvier Février 2021
Lettre d’un enfant de Pieds-Noirs à la génération d’avant 1962
Notre histoire de Français d’Algérie est venue me chercher en avril 2019, chez moi aux Pays-Bas où je me suis expatrié depuis 20 ans . Né en 1965, enfant et petit-enfant de Français d’Algérie depuis plusieurs générations, je viens d’être rattrapé par mes racines, de façon inattendue.
Mars 2019 : mes parents sont en visite à la maison. A plus de 70 ans, ils trouvent encore le courage de faire dix heures de route pour aller voir leur quatre petits-enfants, leur belle-fille Hollandaise et leur fils éloigné. C’était la semaine du 26 mars, anniversaire d’un évènement effroyable que j’allais découvrir très tard et en être durablement affecté.
Papa, assis dans le salon avec maman, reçoit sur sa tablette un courriel d’un ami de son enfance passée à la Sénia, comme vous le savez à quelques kilomètres au sud d’Oran. Dans ce courriel, il y a un lien vers un documentaire. Mon père ouvre le lien sur sa tablette et commence à regarder. Depuis la cuisine, je ne tarde à entendre ses exclamations que je lui reconnais lorsqu’il s’enthousiasme. Ayant fini ce que je devais faire, je m’approche, curieux et je commence à regarder par-dessus son épaule ce documentaire fait de films personnels divers, décrivant la vie quotidienne des gens de là-bas, montrant d’abord des vies simples et heureuses, faites de pique-nique à la paëlla, de longues tablées, de siestes à la plage, et d’autres scènes qui rendent le quotidien de ces familles tellement proche. Je retrouve l’ambiance de mon enfance. Je propose à mes parents d’ouvrir ce film sur la grande télé du salon et je m’installe avec eux.
Le documentaire m’emporte. Pendant plus d’une heure, je plonge dans le vécu de mes parents, dans leur Algérie, mais aussi dans la vie des autres Pieds-Noirs. Depuis tout petit, j’avais écouté pendant les réunions de famille les histoires et les anecdotes de leur vie là-bas. Et ces réunions, c’était chaque samedi et chaque dimanche chez l’un ou chez l’autre, ayant eu dans notre malheur la chance exceptionnelle de s’être retrouvés entre oncles, tantes et grands-parents dans la même ville en France à partir de 1965. Le passé était présent à chaque retrouvaille. Je connaissais leur Algérie à travers leurs récits. Etant de très modestes gens, ils n’avaient que très peu visité d’autres endroits que la Sénia, Perrégaux, Oran, Mostaganem et Mers-el-Kébir. Etant enfant, j’avais ressenti combien ils ont aimé ce pays et combien le déchirement fut profond. Avec ma naïve curiosité d’enfant, j’ai souvent demandé à mon père: « Papa, et si on y allait pour que je voie là où vous avez habité ? ». Il me répondait soit par un « ce n’est plus pareil », soit par un silence.
Des dizaines d’années passèrent ensuite pour moi, m’efforçant de changer le cours des choses pour ma propre vie : ne pas subir, mais vivre au lieu de survivre. Pourtant il y avait toujours ce mal-être. Par exemple, et sans comprendre pourquoi, je ne me suis jamais senti chez moi ni en France, ni aux Pays-Bas ni ailleurs. Sauf en Andalousie, là d’où viennent presque tous mes ancêtres, comme je devais le découvrir plus tard. Je reste étonné par la force des racines et leur pérennité.
Le documentaire retrace ensuite comment ces gens ont vécu la guerre : les drames en crescendo jusqu’au départ. L’exode n’était même pas la fin des drames, mais le début de nouveaux, dans cette France qu’ils ont tant idéalisée. Ainsi, qu’il soit bien réel ou ressenti seulement, le rejet par « la mère Patrie » de ses enfants d’Algérie aura d’autant plus d’impact sur eux. Je me rends compte aussi que cette histoire est bien plus grande que celle de notre famille. Ce qui s’est passé pendant ces huit années – et après – est gigantesque et affecte de façon dramatique au moins trois peuples : les Algériens, les Français de métropole et les Pieds-Noirs. Je commence à prendre la mesure de ce que ma famille a vécu, traumatisme après traumatisme, là-bas et ici.
Ce soir-là, d’un coup, à l’heure du coucher, une douleur me prend au ventre et à l’âme. J’étais en pleine tempête émotionnelle. Tout se mélangeait : le sentiment d’injustice, la colère, l’enthousiasme de retrouver les ambiances, l’incompréhension face à cette accumulation de drames… Je ressens un arrachement dans mes tripes. C’était comme si j’avais retrouvé ma vie et que je la perdais immédiatement. Une douleur intense, insupportable. Je ne savais pas encore que je venais de rejoindre la foule de nombreux autres enfants de Pieds-Noirs qui ont le sentiment d’avoir perdu leur pays, comme dit Paul Souleyre. Je venais de me réconcilier avec mes origines. Cela a déclenché pour moi la recherche de tout ce qui a formé notre famille.
Pendant plusieurs mois ensuite je me suis jeté sur tous les films, photos et vidéos que j’ai pu trouver sur cette époque-là et mes origines. J’appelle Papa tous les jours, j’appelle son ami d’enfance, je contacte d’autres membres de la famille, je commande les livres d’Hubert Ripoll, je m’abonne à L’Echo de l’Oranie. J’étais tellement absorbé qu’un soir au dîner, je me sens le devoir de m’excuser auprès de ma femme et mes enfants pour passer autant de temps dans cette histoire. Je leur explique tant bien que mal ce qui m’arrive. Chose surprenante, pendant mon explication, je leur parle des Pieds-Noirs comme étant « mon peuple ». Et j’en ressens de la fierté. Plus qu’une révélation, c’est une délivrance.
Ensuite les pièces du puzzle se mettent en place. Coup de chance : je suis à ce moment-là en pleine formation pour devenir coach praticien. Je peux partager avec mes superviseurs ce que je suis en train de vivre. Ils m’encouragent dans ce processus. J’en fais même le thème de mon mémoire que j’ai appelé « le processus d’intégration culturelle personnelle ». J’y décris entre autres comment une personne est amenée à se déconnecter de ses racines culturelles, comment se déclenche une reconnexion à la culture d’origine, quelles en sont les étapes et les bénéfices. J’y décris aussi comment accompagner en tant que coach quelqu’un qui passe par ces étapes. J’en profite au passage pour « faire de la pub » : je montre la dignité de ce peuple qui est resté debout malgré tout, avec ses valeurs dont nous pouvons être fiers. Comme résultat, les évaluateurs me donnent une excellente note et m’encouragent à publier. J’y songe…
A travers tout cela, j’ai compris une chose qui est essentielle entre nos générations: la transmission de l’identité. Le mal-être dont souffrent beaucoup d’enfants de Pieds-Noirs prend sa source dans une confusion de l’identité. Sommes-nous des Pieds-Noirs ? Sommes-nous des « Patos » ? La position entre-deux de ma génération a été pour le moins néfaste. Je le constate constamment quand je coache des personnes : quand l’identité n’est pas claire ou pas solidement ancrée, des troubles s’ensuivent qui ne sont pas toujours visibles. Heureusement, beaucoup de Pieds-Noirs et leurs enfants se sont très bien intégrés dans la communauté française et ne présentent pas – du moins pas visiblement – de troubles particuliers qui pourraient être liés à un déracinement. Mais ce n’est pas le cas de nous tous. Selon les types de personnalité, les effets négatifs prennent diverses formes extérieures. Pour en citer deux parmi celles que j’ai moi-même rencontrées, il y a d’abord une agitation intérieure, un sentiment persistant de non-appartenance. Par exemple, certains enfants de Pieds-Noirs ont reproduit volontairement l’exil. Ils ont choisi comme moi à un moment donné de quitter la France et de s’installer dans un autre pays. Ce n’est en soi pas un problème, sauf quand le motif sous-jacent est un trouble qui va perdurer. De même on constate une distanciation, un désintérêt vis-à-vis de l’environnement immédiat qui se traduit par une vie sociale pauvre et peu d’enthousiasme pour un engagement local. C’est un effet contre-nature si l’on considère notre instinct grégaire. Il y a d’autres effets que je ne peux développer ici, et qui ont un impact sur les différents aspects notre être intérieur.
Mais l’impact le plus dramatique est le rejet de soi. En tant qu’enfant, sans pouvoir l’exprimer, j’avais très bien compris que je devais cacher mes racines si je ne voulais pas être rejeté, et que je devais faire ma vie dans une société qui a rejeté les miens. « Ne pas se faire remarquer » comme nos parents nous l’ont souvent répété. Cela revient à me couper de mes racines. Ce faisant, je me rejette moi-même. Je répète sans le savoir le mal qui ronge les Pieds-Noirs : le rejet. Cela nous poursuit depuis les années 50 : rejet par le pouvoir de l’époque, rejet par les « indigènes » en Algérie, rejet par l’armée française, rejet par les français de métropoles, rejet de nos racines par la plupart des enfants de Pieds-Noirs. Alors si en plus vous nous dites que nous ne sommes pas Pieds-Noirs !… Nous sommes faits pour appartenir à un peuple et à une terre. Vivre dans le rejet n’est pas vivre. Tout cela ressort à un moment ou un autre, sous formes diverses, quelques fois dramatiques : dépression, surmenage, etc. « Pourquoi devrais-je m’investir dans une communauté ou sur une terre qui n’est pas la mienne ? » Je suis moi-même passé par une grosse crise personnelle. Quand je me suis aperçu de ce problème de rejet, J’ai dû faire un effort conscient pour m’en débarrasser.
Mais il y a de l’espoir et c’est le but de mon article. Surtout pour ma génération. Je suis la preuve que c’est possible. De la même façon qu’une déconnection entraîne une série de conséquences négatives, un retour à ses racines d’origine apporte à l’inverse un incroyable renouveau : gratitude envers les valeurs héritées et appropriation, (re)découverte de l’identité personnelle, renforcement des relations, clarté des objectifs, enthousiasme pour entreprendre… Rien que le sentiment d’appartenance libère une énergie énorme.
Nous avons besoin les uns des autres. Vous n’avez pas tout perdu : vous nous avez, nous, vos enfants.
Jean Michel GUIRADO
DOCUMENTS
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JULIEN SANCHEZ
Quelques nouvelles de notre ami Sénialais
Julien SANCHEZ
Après avoir quitté VIAS ou il était loin de sa famille, Julien s'est installé et coule des jours heureux à la Résidence Séniors
" LE RONQUET" à SORGUES
La course cycliste " PARIS NICE " faisant étape à SORGUES le 13 Mars 2020
La direction du foyer logement a fêté l'évènement en faisant une exposition dans le hall du foyer.
Notre ami Julien s'est proposé pour confectionner un vélo de course avec les moyens du bord (tubes en cartons et divers objets récupérés par-ci par-là) et voilà le résultat.
Toutes nos félicitations à notre ami
Merci à tous les amis(ies) de La Sénia, à notre beau village perdu et à Jean Paul pour Son savoir faire sur la senia
Merci à tous pour vos commentaires sur cet article
bisou a tous les sénialais et sénialaises
JULIEN
ECHO D'ORAN - Le Cyclisme
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La Sénia
un peu d 'histoire

PREMIERES NAISSANCES A LA SENIA
02-02-1845 : Léon, fils de Jacques Castans
19-09-1845 : Antoine Maurice Béranger, fils de Bartélémy et de Thérèse Colonel
13-02-1846 : Jean Baptiste, fils de Jean Baptiste Delblonde et de Marie Gance.
06-03-1846 : Joseph Marie, fils de Laurent Thenel et de Marie Salomé Schilk
01-05-1846 : Francisco, fils de Diégo Perez et de Josepha Jimenez
04-05-1846 : Philippe Antoine Joseph, fils de Joseph Lledo et de Pepa Morolé
22-05-1846 : Ascencion Ange, fille de Joseph Blasco et de Bernarda Candela
10-06-1846 : Marie Louise, fille de Pierre Maillère et de Suzanne Charcy
26-06-1846 : Louis François, fils de Jules Ribet et de Annette (Léger ?)
19-08-1846 : Bartélémy Joseph, fils de Jean Medina et de Maria Ouecha
07-09-1846 : Jouanne, fille de Bartélémy Parodi et de Marie Dotte
07-09-1846 : Joseph, fils de Marcel Parodi et de Marie Bayard
16-09-1846 : Pedro, fils de Romero Olivo et de Joachina Ydiagregave ?
21-09-1846 : Léon Victor, fils de Jacques Cathary et de Marguerite Nouaille
09-11-1846 : Marie, fille de André Brujeau et de Schikina Barabina (origine génoise)
10-11-1846 : Catherine, fille de André Brujeau et de Schikina Barabina.
19-12-1846 : Louis Auguste, fils de Michel Olivero (italien) et de Marguerite Raviteli (italienne)
PREMIERS MARIAGES A LA SENIA
13-02-1846 : Jacques Cathary avec Marguerite Nouaille,
06-12-1846 : François Moreau avec Rose Marie Françoise Malet
30-03-1847 : Jean Nicolas Webert avec Marie Célestine Poirod
23-06-1847 : Mariano Victor Gomez avec Josefa Navarro
16-08-1847 : André Cyril Louis Marie Taurel avec Fernanda Josepha Maria Gonazlez
18-10-1847 : Antoine Louis avec Jeanne Bonifart
18-10-1847 : Louis Vermiller avec Marie Anne Blanc.
13-12-1848 : Jean Baptiste Guillem avec Marie Bécaud.
20-01-1849 : Gonzalez Francisco avec Rafaela Campillo
22-02-1849 : Gomez Antonio avec Bordonabe Barbara
24-05-1849 : Alonzo Manuel avec Lafuente Juana
28-07-1849 : De Buck Edouard avec Marie Hélène Nuger Passade.
12-11-1849 : Fayolle Joseph avec Angélique Megard
27-11-1849 : Simoneau Jean Pierre avec Gouault Eglantine.
12-12-1849 : Hattenberger Jean avec Weiland Catherine
11-07-1850 : Marchand Jean Pierre avec Regnault Victoire
BASTIDA HUBERT
PHOTOS RASSEMBLEMENTS
Décès Jean Vincent MARTINEZ
Angèle son épouse, Valérie sa fille, Jean-Pierre son gendre, Amélie, Fanny ses petites-filles et leurs conjoints,
Basile son arrière-petit-fils;
ont la tristesse de vous annoncer le décès de
Monsieur Jean Vincent MARTINEZ
à l'âge de 80 ans.
La cérémonie aura lieu jeudi 23 janvier à 14h30 en l'église de Bourg-de-Péage.
Visites possibles à la chambre funéraire de Saint-Donat. Condoléances sur registre uniquement.
Articles sur l'Echo de l'Oranie de N°388 Mai Juin 2020
BOITE à COMMENTAIRES
BOITE à COMMENTAIRES
Décès Armande CASSEN
La Sénia-Blaye (Gironde),
est décédée dans sa 98ème année.
Les obsèques se tiendront le lundi 16 décembre 2019 à 15h00 en l'Église Saint Romain de Blaye (33390).
Suivies de l'inhumation au Cimetière de Blaye (33390).
Micheline CASSEN
REMERCIEMENTS
Un sincère et ému merci
Très touchés par vos marques de compassion et d'affection dans le deuil qui nous frappe, nous tenons à vous exprimer nos plus sincères remerciements. Votre soutien nous aura été d'une très grande aide en cette période douloureuse.
Micheline et la famille
TRAVERSEE
AVENUE GUYNEMER
Rassemblement privé des Senialais 2019
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