• HISTOIRE DU VILLAGE

    Histoire du village de LA SÉNIA


    LA SÉNIA (ou LA NORIA, son synonyme utilisé aussi bien en Espagnol qu'en Arabe, est une machine hydraulique formée de seaux attachés à une chaîne sans fin, plongeant renversés et remontant pleins) est situé au sud d'ORAN à 7 kilomètres de la Préfecture.
    À l'origine sa vocation fut agricole, viticole et maraîchére. Au cours du temps, plusieurs usines s'y installérent, spécialisées en savonnerie, engrais chimiques, miroiterie 'Saint Gobain", Faiencerie Nord-Africaine et autres...! La gare fut l'une des gares de triage les plus importantes des Départements d'Algérie.
    Le village est composé de quatre grands rectangles séparés par deux plus petits. D'un côté, la Mairie et la Place Publique et de l'autre l'église Saint Félix (fin XIXeme/début XXeme siècles) et le Monument aux Morts. Le valeureux "Bouyouyou" (tramway) effectuant le trajet aller-retour ORAN / HAMMAM-BOU-HADJAR, traverse le village.

    Au début, comme tant d'autres villages, le bourg fut administré par un "Délégué Spécial" dépendant de la ville d'ORAN. L'érection de LA SÉNIA en commune de plein exercice date du 26 janvier 1874.
    L'existence sur la commune de l'Hippodrome du Figuier, de forts belles propriétés maraîchères et viticoles ainsi que des usines citées plus haut contribuera à faire de ce charmant village...une agglomération importante.

    Le premier Maire fut Louis MERCERON puis parmi les plus récents, Monsieur PIETRI, Maire pendant la "GRANDE GUERRE", ayant eu la tâche ingrate de prévenir les familles dont les fils étaient "MORTS POUR LA FRANCE" (dix-huit enfants du village dont Pascal ANTON, tué en août 1914 à la "Première Bataille de la Marne" ainsi que deux fils ABADIE). Puis se fut Candide AYALA et Michel AZORIN, vaillants Combattants de 1914/1918 jusqu'en 1945. Jean POUPART "France Combattante"de 1945 à 1947. Le bon Docteur PARRÉS assura son rôle de Maire jusqu'en 1959 et son premier adjoint, Louis CHÉZE, fut son successeur jusqu'en juillet 1962.
    À notre départ, la population de la commune était bien supérieure à 5000 habitants.

    Comme ORAN et bien des agglomérations du Département d'Oranie, le village fut jusqu'en 1962 à majorité européenne, composée de descendants de Métropolitains dont les Familles LONG, CHÉZE, TRENEREL, MERCERON, CHANUT, ICHE, le Président SICARD et CASTAGNIER dont l'une des filles, Alice Henriette contracta mariage avec Vincent AZORIN. Leur fils René épousa Renée, fille du Directeur de l'École Primaire du village, et d'autre part, des descendants d'Espagnols qui occupérent ORAN fort longtemps, les AZORIN, GUILLEN, BROTONS, PINA, PREFUME, MARTINEZ, AYALA, CARA (tous alliés), RUIZ SANCHEZ et PEREZ venant principalement de la région d'ALICANTE avec leur langue le "valenciano" que tout le monde parlait ou comprenait, ainsi que de MURCIE pour les GUILLEN (MULA exactement).

    Durant la "Seconde Guerre Mondiale" entre 1939 et 1945, la population ayant augmenté, le nombre de Sénialais "mobilisés", dès l'âge de dix-huit ans, fut plus important et participa à la LIBÉRATION de la TUNISIE, de l'ITALIE avec le Maréchal JUIN et au "DÉBARQUEMENT DE PROVENCE" (donc de la FRANCE) avec le Général de LATTRE de TASSIGNY.

    L'aérodrome accueillit le 14 décembre 1909, Julien SERVIÈS effectuant le premier vol retentissant en ORANIE, avec un monoplan "SOMMER" puis devint aéroport. Le terrain d'aviation fut tout d'abord occupé par la "MARINE" en 1917 qui installa des "ballons dirigeables" servant à la surveillance en mer...avec une attention particulière pour les sous-marins. Quand les marins reprirent la mer, "l'AVIATION" s'installa. L'autorité militaire choisit ce terrain d'une horizontabilité parfaite et en fit le siège de plusieurs escadrilles. Le temps permit la construction et...l'aéroport se nomma "ORAN-LA SÉNIA" jusu'en...1962. La présence du personnel, que l'utilisation et l'entretien de ces escadrilles nécessitent, constitua pour la région un fort appréciable élément de prospérité.
    Au départ, l'ancien aéroport fut le champ d'action de l'aéronautique civile avec pour pionniers : Henri-Fouques DUPARC (qui devint Maire d'Oran), MONVILLE, FAURE et...d'autres.
    LA SÉNIA, qui devint la "Base 141", fut la plus grande Base de FRANCE. L'aéroport fut doté en 1951 de pistes modernes en béton. Les Sénialais servirent pour beaucoup dans l'aviation et bien des Sénialaises épousérent de "beaux aviateurs métropolitains". Parmi les Chefs de la Base, le Colonel FRANCOIS, le Colonel puis Général GAUTHRIN et le Colonel puis Général CHALLES peuvent être cités...!

    Ce lieu vit quitter définitivement les Français d'ALGÉRIE (appelés aussi "Pieds-Noirs "...fin juillet 1962...!).


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  • Commentaires

    5
    Noury
    Mercredi 17 Mai à 16:32
    est ce que vous rever tjrs de revenir visiter es senia..
      • Jean Paul VOGLIMACCI
        Mercredi 17 Mai à 19:19

        Bonjour Nouri,

        La Sénia me manque  et me manquera jusqu'à la fin de mes jours

        J'y suis né  et je suis retourné en 2009 

        Mon village n'a pas changer( le vieux village)

        J'ai pu visiter ma maison à la gare de La Sénia

    4
    HDORAN
    Samedi 13 Décembre 2014 à 17:38

    Salut Jean Paul

    Trois d'entre eux étaient des Castors, Segura, Algara et Suire le 4eme était un exfiltré d'Oran ville

    3
    Samedi 13 Décembre 2014 à 16:42

    Je crois connaitre Bernard Algarra qui allait  à la même époque que moi à ARDAILLON

    2
    HDORAN
    Vendredi 12 Décembre 2014 à 10:04

    Merci Jean Paul,

    Les Missiles étaient et sont mes amis d'enfance, en les écoutant je fais a partir de mon exil un retour sur le passé.

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